Le résumé à connaître
- Swan 59 occasion : Bateau d’exception signé Nautor, conçu pour la grande croisière et la durabilité, très recherché sur le marché de l’occasion.
- voilier habitable : Aménagé pour vivre à bord, il offre trois cabines, un intérieur en teck massif et un confort adapté aux longs séjours en mer.
- voilier monocoque : Long de 17,92 mètres, il allie robustesse et performances, avec un tirant d’eau adapté aux mouillages exigeants.
- gréement dormant : À vérifier impérativement lors de l’achat, car son remplacement peut coûter jusqu’à 35 000 € en raison de sa taille importante.
- Swan 58 : Alternative moderne pour ceux qui veulent l’ADN Nautor avec des matériaux et technologies récents, tout en préservant l’esprit classique.
Le Swan 59 n’est pas un bateau que l’on croise tous les jours en marina. Lorsqu’un modèle émerge du lot, c’est souvent parce qu’un propriétaire a décidé de passer à autre chose – ou que, tout simplement, il faut bien remettre un mythe à flot. Conçu à une époque où la robustesse n’était pas une option mais une règle, ce voilier signé German Frers incarne une ère où le luxe maritime se mesurait à l’aune de la durabilité. Et pour cause : derrière chaque planche de teck et chaque bordé d’acier, il y a une philosophie de construction qui ne transige pas.
Fiche technique et performances du Nautor Swan 59
Dimensions et capacités de charge
Long de 17,92 mètres à la coque et affichant un maître-bau de 5 mètres, le Swan 59 est un monocoque qui se conçoit comme une résidence flottante. Son tirant d’eau, variant entre 3,10 m et 3,40 m selon les versions, permet une navigation exigeante sans sacrifier l’accès à des mouillages plus resserrés. À l’intérieur, les réservoirs sont dimensionnés pour la grande croisière : environ 1 500 litres d’eau douce et 2 000 litres de gasoil, de quoi envisager l’Atlantique sans escale logistique. Le marché de la plaisance haut de gamme exige une logistique impeccable – paradis-voyages.fr.
| Caractéristique | Sloop | Ketch | Version à tirant d’eau réduit |
|---|---|---|---|
| Longueur hors tout | 18,28 m | 18,28 m | 18,28 m |
| Tirant d’eau | 3,10 m | 3,10 m | 2,80 m |
| Poids du lest (plomb) | 8 200 kg | 8 500 kg | 7 800 kg |
| Surface de voilure (grand-voile + foc) | 220 m² | 195 m² + 45 m² (mizzen) | 210 m² |
Le choix entre sloop et ketch reste stratégique : le sloop privilégie la performance au près, tandis que le ketch, plus rare, permet une meilleure répartition des forces et une manœuvrabilité accrue en équipage réduit. Quant à la version à tirant d’eau réduit, elle s’adresse aux navigateurs souhaitant explorer les archipels peu profonds – au prix d’un léger compromis sur la stabilité transversale.
Conception intérieure et vie à bord du voilier
Aménagements et finitions en teck
À l’intérieur, le Swan 59 ne déroge pas à la tradition Nautor : tout respire la noblesse du travail bien fait. L’agencement classique, avec trois cabines doubles et un carré central spacieux, est pensé pour une vie à bord prolongée. La cuisine, en coursive, allie fonctionnalité et ergonomie, avec un plan de travail en granit et un équipement d’époque encore largement utilisable.
Le bois est partout, mais pas n’importe comment. Le teck, massif et veiné, couvre les ponts intérieurs, les meubles et les cadres de hublots. Chaque pièce semble taillée à la main, avec une précision qui n’a rien à envier à l’ébénisterie terrestre. Les escaliers, les portes coulissantes, les rangements intégrés – tout est pensé pour résister à la mer, sans renoncer à l’élégance. Il n’est pas rare d’entendre un propriétaire dire que son bateau est “plus solide que sa maison”. Cela paraît exagéré, mais après avoir vu un Swan 59 sortir d’un chantier après 30 ans de service, on comprend mieux.
Le carré, quant à lui, peut accueillir six personnes sans inconfort. Les hublots larges inondent l’espace de lumière naturelle, et l’isolation phonique – remarquable pour l’époque – limite les bruits de la mer et du moteur. C’est ce genre de détail qui fait que, même après des décennies, la valeur de revente de ces unités reste élevée. Ce n’est pas un hasard : Nautor a toujours conçu ses bateaux comme des objets durables, pas comme des produits jetables.
Points clés pour l’achat d’un Swan 59 d’occasion
État du gréement et de la coque
Acheter un Swan 59, c’est adopter un héritage. Mais comme tout héritage, il faut en connaître les failles. Le gréement dormant, notamment, doit être scruté avec attention. Sur un bateau de cette taille, les haubans et étais en acier inoxydable ont une durée de vie limitée – en général 15 à 20 ans, selon l’exposition. Un remplacement complet coûte facilement entre 25 000 et 35 000 €. Mieux vaut le savoir avant de signer.
Maintenance du pont en teck
Le pont en teck d’origine, bien que magnifique, est une responsabilité. Avec le temps, il peut se soulever, pourrir ou se fissurer. Le ponçage et la remise en état complète d’un pont de 18 mètres atteignent souvent les 15 000 €. Certains propriétaires optent pour un remplacement partiel ou une protection par résine, mais cela altère l’authenticité du bateau – un point sensible pour les puristes.
Équipements de navigation indispensables
En équipage réduit ou familial, ce voilier exige une électronique fiable. Un GPS moderne, un traceur, un pilote automatique robuste, un radar et un AIS sont incontournables. Beaucoup de Swan 59 d’occasion ont conservé leurs instruments d’origine – ce qui peut poser problème. Mettre à jour le système de navigation, c’est investir dans la sécurité. Et ça, ça ne souffre pas de compromis.
- Vérifier l’historique d’entretien complet, y compris les vidanges moteur et les traitements antioxygène
- Faire inspecter la coque par un expert indépendant pour détecter toute trace d’osmose ou de délaminage
- Évaluer l’état des voiles : une trinquette et un grand-voile neufs peuvent coûter plus de 12 000 €
Le moteur, généralement un Perkins ou un Volvo Penta de 110 à 130 CV, doit aussi être évalué en détail. Certains modèles ont été reconditionnés, ce qui peut être un bon signe – ou un drapeau rouge si les travaux ont été mal réalisés. L’idéal ? Un carnet d’entretien complet, sans trous ni ratures. Parce qu’ici, chaque page compte.
Les questions qu’on nous pose
Peut-on naviguer en solitaire sur un Swan 59 ?
Naviguer seul sur un Swan 59 est techniquement possible, mais fortement déconseillé. Sa taille, son plan de voilure important et la puissance nécessaire pour border les écoutes en font un défi considérable. Même avec un bon équipement, la manœuvrabilité en solitaire reste limitée. C’est un bateau d’équipage, conçu pour vivre à plusieurs.
Vaut-il mieux choisir un Swan 59 ou un Swan 61 ?
Le choix dépend de l’usage. Le Swan 61 offre plus d’espace intérieur et une stabilité accrue, mais il est plus difficile à manœuvrer en petit équipage. Le Swan 59, plus compact, garde une agilité appréciable tout en offrant un confort similaire. Pour une croisière en famille ou entre amis, il frappe juste entre volume et praticité.
Quelle est l’alternative moderne chez Nautor ?
Les amateurs du Swan 59 trouveront un écho dans le Swan 58, modèle récent qui reprend l’esprit classique avec une touche contemporaine. Il allie performance, confort et design épuré, tout en bénéficiant de matériaux modernes. Pour ceux qui veulent l’ADN Nautor sans les contraintes du vieillissement, c’est une option sérieuse – même si le budget grimpe rapidement.